Avant de poursuivre la lecture de cet article, je tiens à préciser ce qu’est un pauvre et un riche dans cet article. Il n’y a aucune notion de valeur derrière ces deux mots pourtant lourds de sens. Nos émotions nous émoustillent lorsque l’on entend riche ou pauvre, on peut se sentir heurté. Il y a donc un travail à faire là-dessus. Dans mes articles en général, être pauvre c’est quelqu’un qui n’a pas ou peu d’argent. Être riche c’est quelqu’un qui est à l’aise, qui a de l’argent. C’est tout.

Je viens d’une famille modeste. L’argent ne coulait pas à flot toutefois mes parents ont toujours tout fait pour qu’on ait le nécessaire. Je veux dire je ne mourrai pas de faim ni de soif, j’avais un toit au-dessus de la tête. J’étais bien et jusqu’à maintenant je suis bien. À la rentrée, j’arrivais quand même à avoir quelques baskets de marque, l’agenda de mon choix et un beau sac. Je n’ai pas connu la galère.

Mais en même temps, nous n’avions pas assez d’argent par exemple pour que je m’inscrive à une activité extra-scolaire. Je voulais faire du piano par exemple mais c’était trop cher.

Je n’en suis pas morte. J’ai fait avec. Créative, je passais mon temps à dessiner. C’était moins cher que le piano et j’adorais ça. Plus tard, lorsque j’ai été acceptée dans une grande école d’art à Paris, je n’ai pas pu m’y inscrire car « c’était trop cher ».

Aujourd’hui, je me dis qu’être riche ou pauvre ne détermine pas ma valeur. Par contre, il est hors de question que je vive sans le sou et que mes enfants connaissent le manque ! J’aimerais que mes enfants aient accès à l’éducation, la formation de leur choix et qu’ils ne soient pas limités par l’argent.

J’ai fait suffisamment de travail sur moi-même pour affirmer que je souhaite être riche sans que cela parte dans un débat de « c’est bien ou c’est pas bien ». Même si comme nous allons le voir, il y a des pensées inconscientes qui veulent me saboter. Peut-être que vous aussi !  D’où cet article.

1 – Se dire que ça ne sert à rien

Durant une de mes méditations matinales cette fois-ci sur l’abondance, je me suis dit : « Tiens je vais changer de voiture. Je vais prendre une Porsche Cayenne Sport ». Entre vous et moi, à l’heure où je vous écris cet article, je n’ai pas encore les sous pour m’offrir cette voiture. Le but c’est justement de tester mon égo, ma raison et mes croyances inconscientes…Bingo, il y a une voix qui me dit : « est-ce vraiment nécessaire ? as-tu vraiment besoin d’une telle voiture? tu sais c’est pas important…, contente toi de quelque chose de plus discret/ordinaire/moins ostentatoire…Reste à ta place.»

Voyez-vous la pensée de la mort qui tue ? J’ai envie de dire : « et pourquoi pas ? pourquoi n’aurai-je pas le droit d’avoir cette voiture ? Pourquoi devrais-je me contenter de ma petite clio et pourquoi ce ne serait pas nécessaire ? »

Parce que justement, j’ai appris à ne pas demander plus. À rester dans MA boîte prédéterminée. Notre éducation de modeste ou de pauvre nous a peut-être appris à confondre « être reconnaissant » et « se limiter, faire avec ce que l’on a sans jamais oser demander plus ».

Il n’y a rien de mal à vouloir une plus belle voiture, maison ou autre chose. Le danger ne se situe pas là. Chose que je développerai dans un autre article.

Les personnes riches, qui ont l’habitude de vivre dans l’abondance ne se demandent pas si c’est nécessaire de changer de voiture. La voiture mérite d’être changée (ou bien c’est juste par plaisir) et ils la changent. Le fait que notre mental rentre dans un tel débat « nécessaire ou pas » nous contraint à rester là où nous sommes. Je ne dis pas que ce n’est pas nécessaire de se poser des questions raisonnables sur nos dépenses. Une personne qui dépense trop aura raison de se poser ces questions. Mais dans un cas plus basique, ça cache plus une peur, une incapacité à sortir de son conditionnement de pauvre, de modeste ce qui crée une rupture vers l’abondance.

À méditer donc. Soyons attentif à nos pensées.

2 – Si j’ai autant, les autres n’auront rien

Voilà, on pense tout le temps aux autres !  Petite note : tous les pauvres  ne pensent pas aux autres et tous les riches ne sont pas des gens qui pensent qu’à leur gueule. Ici je parle de mon éducation et de la vôtre en tant que modeste de manière GÉNÉRALE. C’est-à-dire l’idée selon laquelle ceux qui sont riches prennent à ceux qui sont pauvres; Que si on devient riche, quelque part dans le monde quelqu’un deviendra plus pauvre. Parfois je me dis par exemple, que je me sentirai mal d’avoir beaucoup d’argent alors que d’autres n’ont rien. Même sans être riche (vivant dans un pays riche oblige), c’est déjà le cas donc je me dis que ça ne me sers à rien d’être riche. D’autres en ont plus besoin. Alors que au final il est tout à fait possible que TOUT LE MONDE SOIT RICHE. Pourquoi ne pas se dire ça ? Pensons gagnant-gagnant au lieu de gagnant-perdant. Il y a de l’abondance pour tout le monde et je ne vole personne en devenant riche. Mais cette pensée ne me quitte pas. À chaque fois que je pense abondance et richesse pour moi, je me dis avec gêne : « ouais mais et les autres ? ».

Comme si on était responsable des autres. C’est dû à l’idée selon laquelle c’est mal d’être riche. Alors que non et que ce n’est pas de notre faute si les autres sont pauvres…Se détacher de cette culpabilité est un grand pas vers l’abondance.

À noter qu’il n’est pas nécessaire d’être riche comme Crésus pour commencer à se dire que nous sommes responsables. Nous sommes quelque part, pour ceux qui vivent dans les pays dits développés, plus riches que de nombreuses personnes au monde. Au lieu de voir au-dessus de nous, ceux qui gagnent des millions, nous pouvons d’abord commencer par nous voir comme riche par rapport aux autres. C’est juste une question de point de vue.

Donc arrêtons de culpabiliser. Nous ferons le maximum pour aider les autres dans le besoin mais nous n’avons pas à rougir d’être à l’aise.

3- Est-ce vraiment possible ?

Nous avons grandi avec une limite financière. Cette limite a été induite par notre éducation, nos expériences, nos habitudes de vie. Par exemple, si nous avons été élevé dans une famille de salariés avec un salaire de 2000€ par mois en moyenne, nous allons considérer comme normal de gagner cette somme mensuellement. Ce sera même très bien ! Et si par hasard on gagne 3000€ ce sera le summum.

Parallèlement, si une famille a un salaire moyen de 5000 à 10 000€, il lui sera tout simplement impensable de gagner 1500 ou 2000€ par mois ! De même que vous aurez du mal avec 500€ par mois ! Vous allez tout faire pour gagner plus.

Le truc c’est que lorsque notre limite financière est de 2000€ on a du mal à croire véritablement que c’est possible de gagner 10 000€ en une soirée. C’est tout simplement hors de notre zone de référence. Cela nous paraît impossible ou difficilement probable. Alors que c’est tout à fait possible d’organiser une action, un évènement, une offre qui rapporte 10 000€ en une journée. C’est juste une question de partenariat, d’idées, d’audace, de …?

Mais si vous pensez que c’est impossible, que ce n’est pas votre monde, que seules les personnes riches peuvent le faire alors vous resterez à jamais à 2000€ par mois et à espérer gagner au loto. Vous aurez tendance à penser qu’il est possible de gagner autant que grâce à la chance, au hasard et non au travail.

Un travail sur vos croyances permettraient de repousser votre limite financière conditionnée.

Alors parmi ces pensées, lesquelles vous sabotent le plus ?

suite : ce qui bloque l’abondance dans ton business