Salut chers lecteurs !

Il y a quelques semaines j’ai fait une rencontre musicale et découvert une histoire de vie très intéressantes ! Je tenais à vous les partager. Persuadée que cette rencontre sera inspirante pour ceux qui veulent changer de vie et que vous serez touché par l’univers musical de l’artiste.

Voici l’interview que je vous propose de découvrir, à partager sans modération !

 

Bonjour Eurêka ! Merci d’avoir accepté de te prêter au jeu des questions-réponses. Peux-tu te présenter en quelques mots.

Je suis auteur-​interprète de slam sous le pseudonyme d’Eurêka​. ​Vous souvenez-vous du film “Sixième Sens” et de son final époustouflant ? Ou encore de la révélation surprenante assénée au spectateur dans les dernières minutes de “Fight Club” ? Ce concept du “twist” (ou retournement de situation final en français), je l’applique à chacun des textes que j’écris ! Mon premier album “Le Meilleur pour la Fin” (en référence à ce concept du “twist” final) s’est vendu à près de 1500 exemplaires sans aucun réseau de distribution. ​J’ai le plaisir de toucher non seulement des amateurs de hip-hop, mais aussi beaucoup de gens qui d’habitude détestent le rap et le slam ! 

Quel message souhaites-tu faire passer au travers de ta musique ? Quelle est ta mission ? 

J’essaye de faire en sorte qu’au-delà de cette astuce scénaristique, chaque texte soit porteur de sens, et permette à l’auditeur d’opérer une catharsis, ou du moins une réflexion sur le sens de sa vie. Je n’aborde que des thèmes susceptibles de toucher le plus grand nombre, car pour moi, la musique doit être universelle, et ne pas s’adresser uniquement à une partie de la population. Si devais résumer en une phrase mon message, ce serait : « La vie vaut la peine d’être vécue ! »

Que faisais-tu avant la musique ?

Après le bac, je rêvais d’être scénariste, pour le plaisir de raconter des histoires aux gens. J’ai donc intégré une école de cinéma. Comme il était très difficile de trouver un emploi dans le cinéma, j’ai finalement atterri dans le milieu de la radio, où mes compétences techniques étaient reconnues. J’ai commencé à y travailler comme journaliste, tout en sachant bien que mon désir de raconter des histoires n’était pas assouvi. Le temps a passé, et j’y suis resté pendant 14 ans.

 

 

Tu m’as confié avoir quitté ton emploi. Peux-tu nous expliquer pourquoi ? Quel a été ton déclic pour changer de vie ? 

Il y a deux ans, j’ai vécu une rupture amoureuse extrêmement violente. J’ai eu à ce moment-là deux choix: mourir ou changer de vie. J’ai choisi la deuxième option ! J’ai donc choisi de revenir à ce qui m’animait vraiment : raconter des histoires. Depuis quelques années, j’écrivais des textes de slam en amateur. Je me suis lancé le défi d’en faire mon métier !

Comment as-tu vécu les premiers moments (lancement, monétisation…). Quelles ont été tes difficultés.  

J’ai commencé par me former assidument pendant deux mois auprès d’un professionnel du secteur musical qui m’a tout appris de l’industrie du disque et du spectacle : ses métiers, ses rouages, ses pièges, ses mœurs professionnelles, ses modes de rémunération. Cette formation, extrêmement concrète, se déroulait sous forme de webinaires interactifs sur Internet et avait l’immense avantage de ne rien cacher des réalités difficiles du marché de la musique, tout en soulignant aussi les possibilités fantastiques de s’y développer aujourd’hui. Ainsi, poussé par le désespoir, j’ai mis en application le contenu de cette formation pendant dix mois, jour et nuit, sans relâche, prenant à peine le temps de manger et de dormir… J’ai d’ailleurs fait deux malaises dans mon appartement au cours de cette période; je n’en tire aucune fierté, mais cela illustre bien à quel point j’étais habité par cette urgence de réussir !

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui comme toi souhaitent se lancer et vivre de leur passion, ou changer de vie? 

D’essayer, au moins ! Il suffit souvent de faire un pas dans la bonne direction pour que les choses s’enchaînent de façon simple et évidente.

Comment a réagi ton entourage ?

Avec inquiétude, forcément ! Mais je me suis davantage focalisé sur les encouragements que je recevais de la part du public et j’ai tracé ma route. J’ai aussi eu la chance de croiser la route d’un entrepreneur qui m’a dit un jour : “Quand tu veux faire quelque chose, tu as contre toi tous ceux qui voulaient faire la même chose, tous ceux qui voulaient faire le contraire et tous ceux qui ne voulaient rien faire. Cette phrase m’a aidé à prendre du recul sur certaines réflexions désagréables que l’on m’a faites à ce moment-là.

 

Comment es tu passé de « passion, activité, loisir etc.  » à « travail » (activité rémunérée)

J’ai créé mon propre label musical, « J’ai Trouvé Productions » (un clin d’œil à mon pseudonyme, Eurêka), qui m’a permis de donner un cadre juridique professionnel à mon activité. J’ai autoproduit mon premier album, « Le Meilleur pour la Fin », qui a immédiatement remporté un vif succès auprès de la presse et du public, ce qui m’a permis de me développer rapidement par la scène. Je donne aujourd’hui une dizaine de concerts chaque mois dans toute la France mais aussi en Suisse et en Belgique avec mon DJ et mes musiciens. Toutes les dates sont disponibles sur www.eureka-officiel.com !

Comment organises-tu tes journées, ton travail ?

Chaque journée est différente. C’est ce qui me plaît. Ecrire de nouveaux morceaux, les mettre en musique avec mon compositeur, les enregistrer en studio, démarcher des salles de spectacles et des théâtres pour m’y faire programmer, assurer le lien avec ma FanBase sur Facebook, actualiser mon concert avec mon metteur en scène et mes musiciens, animer des ateliers d’écriture slam en milieu scolaire, gérer la comptabilité de mon label, trouver des partenaires financiers pour produire mon prochain disque… Le plus difficile est finalement de ménager une petite place pour ma vie privée !

Qu’est-ce qui a été le plus dur dans cette aventure ? 

A vrai dire, pas grand-chose. Je savais que je devais réussir et que je n’avais pas d’autre choix, point barre. C’était une question de survie. Quand un obstacle se présentait, je pensais simplement : « Comment vais-je le dépasser ? Quelle solution est possible ? Celle-ci ? D’accord. Elle est compliquée, pénible, chronophage ? Ben oui, mais c’est la seule. Alors allons-y. »

Quelle satisfaction retires-tu de tes choix de vie ? 

D’abord, cette vie me rend heureux, et c’est le plus important. Pour la première fois de ma vie, j’ai la certitude d’être à ma place. Je ne suis plus dévoré chaque matin par cette angoisse latente qui me faisait me demander quand ma vraie vie allait enfin commencer ! Sur le plan financier, je vis aujourd’hui à 100% de ma musique. Principalement grâce aux concerts. Les ventes d’albums, quant à elles, sont plutôt un instrument de mesure de satisfaction du public, qu’une réelle source de rémunération. Mon souhait est aujourd’hui de passer à un rayonnement local à un rayonnement national. J’ignore si j’y arriverai, mais je vais tout faire pour !

Parle-nous de ton morceau « Une Autre Chance ». Qu’est-ce qui te l’a inspiré ? Quel est ton message ? 

J’avais envie de raconter une reconversion professionnelle réussie, sans parler directement de moi, pour éviter toute forme de psychothérapie ! J’ai donc choisi de rendre hommage à une célébrité qui a, elle aussi, changé de vie suite à un déclic psychologique très particulier. Devinerez-vous de qui il s’agit ? Sinon, la réponse est en fin de clip ! Cette personnalité m’a d’ailleurs fait l’amitié de m’envoyer un message pour me féliciter pour ce titre. C’était ma petite fierté de l’été !

 

Un artiste a toujours une création coup de coeur. Une de ses créations qu’il préfère parmi toutes les autres. Quelle est-elle dans ton cas et pourquoi ? 

Essayez donc de deviner la chute de mon clip “Le Mystère de la Chambre Rose”, seul 1 internaute sur 10 y parvient ! C’est le « twist » final dont je suis le plus fier parmi tous les morceaux de l’album. Et ce clip, entièrement réalisé en animation 2D, est en passe d’atteindre les 50 000 vues sur Youtube… Pas si mal, non ?