le salariat n'est pas fait pour vous

Le salariat n’est pas fait pour vous ! Ou du moins pas à tout le monde. Dans cet article, je vous donne 5 indices qui montrent que le salariat n’est  pas fait pour vous (mais vraiment pas ) à moins de trouver un emploi qui regroupe tout ce dont vous avez besoin.

Vous vous demandez actuellement si le salariat est fait pour vous. Vous souhaitez changer de vie et l’entreprenariat est une option car vous ne souhaitez pas revivre les mêmes choses. 

Pourquoi est-ce important d’ailleurs de savoir si c’est fait pour nous ou pas ?

Tout simplement parce qu’il est important d’ être aligné avec soi-même. Certaines personnes se complaisent dans le salariat et d’autres non. Pourtant, même si la situation ne nous correspond pas nous y restons pour diverses raisons : la peur de se lancer et d’échouer, la méconnaissance du milieu, les échecs antérieurs, les conditionnements etc.

Savoir s’écouter est un pas vers votre épanouissement personnel. Il vous faudra donc être attentif à vos ressentis et ne pas les mettre au placard.

Alors faut-il quitter le salariat ou pas ? Ce sera à vous de décider.

Je vous partage aussi dans cet article les indices qui m’ont permis de me rendre compte que ce n’était pas fait pour moi.

Mon histoire 

J’ai très tôt ressentie qu’un emploi salarié n’était pas fait pour moi et que cela me desservirait plus qu’autre chose. Je n’ai d’ailleurs jamais eu pour ambition de rester salariée même si j’ai failli me laisser prendre ! Voici mon parcours avant de vous faire part des 5 signes qui prouvent que le salariat n’est pas fait pour vous. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive. Je vous invite d’ailleurs à la compléter par rapport à votre expérience de vie si cela vous dit.

Une fois mon diplôme en poche, j’ai cherché une activité qui me permettrait de vivre ( en gros payer des factures et manger). Tout en faisant quelque chose d’utile et qui me permettrait de vivre ma passion à côté (la création, le design). L’enseignement était ma deuxième vocation après le design. Alors j’ai décidé de passer le concours du professorat des écoles. À l’époque c’était l’IUFM. Mais au cours de mon année de préparation, je me suis vite rendue compte que ce n’était pas pour moi. Ce n’était pas le métier en lui-même qui me déplaisait c’était surtout le cadre : avoir la sécurité de l’emploi ne m’intéressait pas du tout au risque de vous surprendre. Je voyais cette « opportunité » comme des menottes.

J’imaginais ma vie faite de voyages, de liberté, de rencontres, de changement, de lancement de projet. Je voulais être capable de changer de boulot quand je voulais selon mes aspirations du moment. Pouvoir vivre dans n’importe quel pays selon les opportunités que j’allais créer. La sécurité de l’emploi à vie était comme des menottes qui allaient m’empêcher de faire tout ça. Bien sûr que à tout moment j’aurais pu laisser tomber et me reconvertir. Mais je savais qu’être fonctionnaire allait créer chez moi un état d’esprit tel qu’il me serait plus difficile de sortir du cadre. Il faut beaucoup de courage pour se persuader de quitter un emploi où on ne peut pas te virer, un emploi que tu as à vie (sauf cas particuliers).

Ceci n’engage que moi mais lorsque l’on est salarié en CDI, démissionner est un acte extrêmement difficile. Il y a la peur d’échouer, la peur d’avoir tout plaquer et de se retrouver sans rien. Aussi le fait qu’on nous juge en nous traitant de fou, d’irresponsable. La société voit le CDI comme le St Graal. Et plus on reste dans une profession, plus les barreaux de la prison mentale (faite de peur, de confort) sont durs à exploser. Il y a une telle pression sociale et émotionnelle ! D’ailleurs je vous invite à lire cet article qui parle de ses choix et de son entourage ici.

Lorsque l’on est fonctionnaire, ce sentiment de confort et de peur s’accroit et est plus puissant.  Encore mieux (ou pire ça dépend des gens) que le CDI, il est encore plus improbable de perdre son emploi. Et du coup plus dur d’oser abandonner ce privilège. Avant de passer mon concours donc, je le voyais arriver gros comme une maison. J’entrevoyais la force mentale nécessaire pour oser quitter un emploi à vie, avec un salaire garanti, et après avoir travailler dur pour réussir le concours.

J’allais me sentir enchaînée. Alors toute l’année, j’ai continué à aller en cours avec détachement et je me suis présentée au concours sans objectif de réussite. Par la suite, j’ai enseigné en tant que contractuelle pendant deux ans. C’était bien car j’avais le contrôle de pouvoir partir quand je le voulais.

Puis je me suis orientée vers une spécialisation qui me plaisait. J’ai quitté mon poste de contractuelle à l’Éducation Nationale et j’ai intégré un centre de formation privé, CDI en poche.

Au fil des années, je ressentais de plus en plus le besoin de changer de vie et de vivre une vie sur mesure. Après beaucoup de réflexions et un mal-être grandissant, j’ai décidé de quitter mon CDI pour réaliser mes projets, mes rêves et être en accord avec moi-même. 

 

 

Ce n’est pas le salariat en soi que je n’aime pas mais ce que ça implique. Le jour où je trouverai un emploi salarié avec les mêmes avantages que ce que je recherche cela ne me dérangera pas d’y retourner. Bien plus que le choix d’un simple statut, il s’agit plutôt d’une philosophie et d’un style de vie.

En résumé, la passion a toujours été mon moteur. J’aime faire les choses avec le coeur et c’est comme cela que je conçois ma vie. Je ne veux pas exister, je veux vivre. A chaque décision professionnelle, j’ai fait les choses avec le coeur. Et dès lors que cela ne me faisait plus vibrer, je cherchais le moyen de me rapprocher un peu plus de ce que je ressentais. Être à l’écoute de soi-même est très important. Vos ressentis, vos émotions sont vos guides.

Voici une liste non exhaustive des raisons qui pourraient prouver que le salariat traditionnel n’est pas fait pour vous. Le salariat n’est pas fait pour vous si :

Vous avez milles idées de projet à la seconde

Vous aimez créer, imaginer, concevoir des nouveaux concepts et outils et innover. Le train train quotidien vous ennuie. Vous pouvez vous consacrer à un projet pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois mais faire les mêmes choses tous les jours, tous les mois et toute l’année n’est pas vraiment votre tasse de thé. La routine vous fait paniquer et vous éteint. Ce qui vous anime c’est justement de sortir du cadre.  Chercher à développer des connaissances, des idées nouvelles. Vous n’ êtes pas une machine et vous détestez répéter les mêmes gestes et les mêmes tâches de manière mécanique tout le temps. Créatif, vous avez souvent des idées d’entreprise ou des projets que vous aimeriez lancer.

Vous voulez décider seul de vos horaires de travail

Les horaires habituelles 8h-16h ou 9h-17h ne sont pas pour vous. Vous ne concevez pas d’avoir des journées similaires tout le temps réglé comme une machine. Il vous arrive parfois d’avoir envie par exemple de vous balader une matinée puis de travailler l’après-midi jusqu’au soir. Ou sinon de ne pas travailler en milieu de semaine pour faire autre chose et de travailler un samedi ou un dimanche. Vous n’avez pas envie de découper votre semaine, votre vie comme tout le monde. Le découpage semaine-weekend ne signifie pas forcément grand chose pour vous.

De même, cela ne vous embête pas de ne pas travailler la journée et de travailler la nuit selon vos aspirations du moment. En fait, il n’y a pas de règles autre que celles que vous vous êtes auto-fixées. Vous voulez travailler à votre rythme, ce qui vous rend plus efficace.

Liberté est votre deuxième prénom 

Vous aspirez à plus de liberté. Faire une demande de congés et attendre l’accord de la direction est limite absurde pour vous. En tout cas ça ne vous plaît pas. Partir en congés quand vous l’avez décidé vous convient mieux. Ce n’est pas de la fainéantise.  Ce qui vous plait ce n’est pas de ne rien faire. Bien au contraire, vous avez une force de travail et vous êtes plutôt efficace. C’est la liberté de pouvoir choisir quand travailler et quand faire une pause qui vous attire.

Vous êtes autonome et vous n’avez pas besoin que l’on vous dise quoi faire et surtout quand le faire. Capable de gérer votre temps donc assez perspicace pour savoir que vous avez besoin de partir pour recharger vos neurones. Même si ça ne dure qu’une heure ou trois jours.  Aussi, l’idée de rester cloitrer dans un bureau vous déplaît. Changer d’environnement de travail quand cela vous chante : plage, bureau, terrasse de café, domicile…est un style de vie qui vous tente.

Vous voyez grand

Visionnaire, vous voyez plus grand que la moyenne. Le salariat n’est pas fait pour vous car cela vous empêche justement d’exprimer vos idées, votre vision. Se limiter à une seule fonction, une seule tâche ou un seul objectif n’est pas du tout votre tasse de thé. Il est très difficile de laisser exprimer sa vision des choses sauf si votre entreprise est ouverte.

Vous n’aimez pas vous sentir limité et vous n’avez pas envie d’être cantonné à une seule chose.

Alors que d’autres se complaisent dans la routine ( travail, maison, weekend) vous, vous aspirez à une vie plus passionnante et différente. Vous êtes conscient de la multi potentialité de l’homme et surtout de vous-même et il est hors de question pour vous de rentrer dans un cadre sans exploiter vos multiples forces et possibilités. Être challengé vous plait. Dès lors que les tâches sont trop répétitives et limitées, votre flamme s’éteint.

Vous êtes prêt à faire ce qu’il faut

On croit souvent qu’ être entrepreneur est facile. Surtout en France, l’entrepreneur est vu comme une personne qui fait travailler les autres et qui récoltent les fruits. Même si les descriptions plus haut peuvent faire rêver et porter à confusion, le chef d’entreprise est prêt à faire ce qu’il faut et cela ne vous dérange pas. Il y a un prix à payer et c’est ce qui vous plait : les règles du jeu sont clairs et c’est ok pour vous.

C’est-à-dire sortir de sa zone de confort et créer de la richesse. Se remettre en question, rebondir malgré les échecs provisoires. C’est un système totalement différent du salariat. On demande à l’employé de faire son travail et à la fin du mois, il est payé pour ce qu’il a fait (ou pas). Il peut recevoir un pourcentage en plus en fonction de ses résultats mais il n’est pas payé en fonction de ses résultats. Quoi qu’il arrive il a un salaire de base.

Les tâches sont prédéfinies, les horaires fixées. Il n’y a pas vraiment de sortie de zone de connaissance et moins de prise de risque. Dans le salariat, entre le moment où on fait mal son travail et celui où les autres s’en rendent compte, il peut se passer un laps de temps très long. Lorsque l’on lance une affaire, si le travail est insatisfaisant, il n’y a pas de rentrée d’argent. Il faut aussi aller chercher les clients, les convaincre ce que ne fait pas le salarié. Son poste, ses tâches l’attendent déjà.

Mais justement ce qui vous plait c’est de sortir de votre zone de confort, vous dépasser même si c’est effrayant au départ. La routine encore une fois, vous ennuie.

 

 

Et vous, comment avez-vous découvert que le salariat n’est pas fait pour vous? Et si vous êtes salarié, quels sont vos signes annonciateurs ?

Prêt à changer ? Voici un article qui pourrait vous plaire : https://vivre-et-reussir.com/rester-motive-entourage-ne-soutient-pas/