Cela m’est arrivé deux fois. La première fois, j’étais dans ma cuisine. Mon téléphone a sonné, c’était une copine, j’ai décroché et on a discuté de tout et de rien. Puis, je ne sais pas comment mais on a parlé travail. Je lui ai rappelé être à mon compte et elle m’a dit : « Ah bon, je pensais que tu allais garder ton emploi, avoir ton activité à côté et une fois que ça marcherait, que tu allais démissionner. »  Dur de rester motivé après ça.

Ce commentaire m’a paru bizarre car j’avais quitté mon emploi depuis un an déjà. Je ne sais pas si c’est dû à d’éventuels pouvoirs télépathiques mais ça a coupé.  Super ! Je l’ai ensuite rappelée pour lui souhaiter une bonne journée et mettre fin à la conversation qui ne m’intéressait plus vraiment.

Le deuxième épisode est arrivé quelques jours plus tard avec un autre proche. Cette fois-ci c’était beaucoup plus direct et tranchant. Après lui avoir expliqué ce que je faisais maintenant, il m’a répondu : « Écoute, je trouve que tu étais mieux là où tu étais avant. Quand tu étais salariée… » Encore une autre raison pour ne plus rester motivé !

Ça n’a peut-être l’air de rien comme ça, ces affirmations mais elle sont puissantes ! Et surviennent très souvent. Elles ont le pouvoir de détruire, de faire abandonner ses projets, de faire à nouveau comme tout le monde, de ne plus faire ce que l’on aime. Avec l’habitude, le temps et un énorme travail sur moi-même au quotidien, j’arrive à passer outre. Mais elles peuvent carrément vous saboter, saboter vos projets, vos rêves si vous n’y êtes pas préparé et surtout si vous n’êtes pas conscient.

Lorsque l’on se lance dans un projet, un changement de vie, on peut se sentir très vite incompris. Les réactions de nos proches peuvent être assez décevantes et démotivantes. Alors comment rester motivé lorsque notre entourage ne nous soutient pas ?

1. Acceptez de sortir de la boîte.

Votre environnement est le gardien du troupeau. Que veux-je dire par gardien de troupeau ?

Tout simplement le fait que la société nous pousse à faire un peu comme tout le monde et qu’elle a une définition précise de ce qu’est le bonheur. À savoir : aller à l’école, obtenir ses diplômes, obtenir un CDI, exercer telle profession et pas une autre, se marier, contracter un crédit pour la maison et avoir des enfants, attendre la retraite, mourrir.

Ce qui n’est pas mauvais en soi, chacun fait ce qu’il veut. Ce n’est mal d’avoir un emploi, une maison etc. Ce qui peut être tendancieux c’est lorsque ce n’est pas ce que l’on veut réellement mais que l’on y reste pour convenir à ce que la société veut.

Par exemple, vous n’ êtes plus vraiment heureux dans votre emploi mais vous restez par peur qu’on vous traite de marginal, d’insensé, de fou, d’irresponsable, d’instable…

Ou sinon, vous contractez un crédit pour l’achat d’une maison. Ce qui vous lie « à vie », et vous oblige à rester travailler où vous êtes (alors que parfois vous avez envie de changer) pour rembourser votre prêt. Mais comme l’un des symboles de la réussite c’est d’avoir une maison, un emploi…, vous suivez.

Ce qui est donc important ce n’est pas ce que l’on fait mais pourquoi on le fait. Je peux avoir une maison, un bateau, des vêtements de luxe, fumer toute la journée. Ce qui fera la différence sera de savoir pourquoi je le  fais. Est-ce pour me faire bien voir et donc être accepté, montrer que je suis important, que je ne suis pas « bizarre ou fou », est-ce pour combler un vide…Dès lors que l’on ramène tout ceci à la conscience, on est plus apte à faire des choix qui nous correspondent vraiment et à changer.

Acceptez que vous n’ êtes pas obligé de faire et d’ être comme tout le monde.

2. Identifiez les démotivateurs

Lorsque vous communiquez à votre entourage, demandez-vous si leur état d’esprit vous porte. Si c’est fertile ou aride. Cette personne vous apporte-t-elle une dynamique ? Ou vous pousse -t-elle à abandonner ? Vous communique -t-elle de la peur ?

Lorsque je parle de  notre environnement, je fais référence à :

  • notre famille : l’importance de rester dans la même catégorie socio-professionnelle par exemple, de vivre le rêve de maman, d’avoir un CDI parce que papa a toujours dit que c’était bien. De se marier, de vivre dans un château. Bref, de reproduire ce que ma famille veut et a toujours fait.
  • nos amis : nous devenons la moyenne des cinq personnes que nous côtoyons. Et nous avons tendance à nous ramener au niveau des personnes que nous fréquentons. Si par exemple, vos amis sont salariés, et que vous souhaitez entreprendre, bien sûr ils vont vous encourager et croire en vous (ça dépend …) Mais ils vont également vous transmettre leur peur : peur d’échouer, de manquer d’argent, du regard des autres, de prendre des risques. Ce ne seront pas forcément les bonnes personnes pour vous comprendre.
  • notre culture : et là, cela nous ramène à une région, un pays. Avec ses croyances sur le passé et l’avenir. Ses certitudes sur la vie, l’argent, le travail…

Notre environnement donc, est chargé de nous ramener vers le consensus, vers la norme établie. D’où les commentaires de mes deux charmants interlocuteurs sur la nécessité d’avoir un emploi salarié (sécurité) plutôt que d’ être indépendante et de faire ce que j’aime.

Je ne peux pas leur en vouloir car j’ai assez de conscience pour me dire qu’ils ne font que répéter ce que la société leur a appris. Ce que je faisais d’ailleurs moi-même avant de me réveiller.

Votre travail consistera donc à faire des choix : à qui en parler, à qui me confier, à qui ne dois-je pas me confier ? Quelles sont les cinq personnes principales que je décide de voir à partir d’aujourd’hui ? Quelles sont les personnes que je décide de voir moins souvent ?  À qui je décide d’en parler ?

3. Musclez votre mental

Waouh, ça peut faire un peu WARRIOR comme ça mais oui. Entreprendre de changer de vie, de designer une vie authentique, de faire ce que l’on veut et comme on le sent demandent sincèrement du courage. Et un mental d’acier.

Comme vous avez pu le voir, si vous n’avez pas fait un travail sur vous-même, il sera très difficile de maintenir le cap. Prendre une décision c’est une chose. Mais le chemin le plus sinueux est de s’y tenir dans une société qui ne va pas forcément vous encourager.

De nombreuses personnes choisissent inconsciemment d’abandonner leurs rêves en raison d’une pression subliminale à faire comme tout le monde.

La première chose est d’en avoir conscience. Avoir conscience que ce que l’on vous dit vous pousse à vous ramener dans la « normalité » (ce que tout le monde fait, pas de notion d’importance). Si vous n’en avez pas conscience vous en serez victime car une pensée chuchotée peut devenir une croyance qui sabotera votre travail, vos projets. 

Avant de commencer vos journées, prenez soin de vous rappeler vos objectifs et pourquoi vous faîtes ce que vous faites. Pourquoi c’est important pour vous. Rappelez-vous ce que vous voulez afin que les autres ne vous dictent pas ce qu’ils veulent.

Demandes-vous si votre bonheur est négociable ? Si vous écoutez les autres et abandonnez, allez-vous regretter ? Qu’est-ce qui se passera si vous abandonnez vos rêves ?

J’animerai prochainement des Ateliers sur l’autodétermination, cliquez ici pour être sur la liste. Vous serez tout simplement averti des prochaines formations sans engagement, à titre d’information.

4. Posez-vous les bonnes questions

N’hésitez pas à vous poser  des questions afin de déterminer si vous êtes toujours sous « l’emprise du choix des autres  » ou non. Votre vie est-il le reflet de ce que vous voulez réellement ?

L’important ce n’est pas ce que l’on fait mais pourquoi on le fait. Avant chaque prise de décision, demandez vous sans cesse pourquoi vous faites ce que vous faites, c’est un excellent moyen pour grandir.

Est-ce que je le fais pour faire plaisir à quelqu’un ? Si oui, à qui ? Mes parents, ma famille, mon conjoint, mes amis, mes collègues, le monde…

Ai-je vraiment envie de faire cela ?

Si j’étais seule au monde et que je n’avais pas à me justifier devant qui que ce soit, qu’est-ce que je ferai ?

Est-ce que je le fais pour prouver quelque chose ? Prouver mon intelligence, ma valeur, que j’avais raison, que j’en suis capable , que je suis comme tout le monde ?

 

D’ailleurs, avez-vous remarqué que entourage et encourage sont différents d’une seule lettre-ce sont des paronymes ?

Vous pouvez espérer que votre entourage vous encourage. Mais ce serait bien de commencer par vous-même. L’encouragez-vous également dans ses entreprises ?

SVP, si votre ami vit une vie différente de la vôtre, même si cela vous fait peur, ayez la force de l’encourager ou à défaut de ne pas le décourager.

Vous non plus, vous n’ êtes pas soutenu ? Que faites-vous ? Parlez de votre expérience